Vos motivations et vos objectifs PDF Imprimer Envoyer

La meilleure façon de prendre des décisions éclairées consiste à connaître nos motivations et de préciser nos objectifs. 

Quelles sont les motivations qui poussent les auteurs à produire un livre? Si le profit est votre motivation, vous devez pensez immédiatement en terme de rentabilité. Supposons que vous êtes un professionnel du graphisme et que vous décidez de lancer un livre sur « Comment faire des logos et des programmes d’identité corporative », domaine que vous connaissez bien et dans lequel vous excellez. Vous avez dû travailler 500 heures pour l’écrire. Toutes les dépenses reliées à sa révision, à sa fabrication et à son marketing montent à 10 000 $. Si cette personne évalue son temps à 50 $ l’heure, le livre lui aura donc coûté 25 000 $ plus le 10 000 $ pour sa production, soit un total de 35 000 $.  S’il décide de vendre son livre à 40 $ l’unité, il lui faudra donc vendre 875 copies avant d’atteindre le seuil de rentabilité. Si, par son dynamisme et sa persévérance, il réussit à vendre plus de 1000 copies, son investissement sera rentable.

Il est possible aussi que votre motivation soit seulement une contribution familiale et que vous vouliez  conserver l’histoire de votre famille en publiant une autobiographie ou une généalogie. Vous insisterez alors davantage sur la qualité de présentation. Vous savez et acceptez que votre livre ne sera jamais un succès de librairie et qu’il circulera seulement dans le cercle restreint de votre famille et de vos proches.

Vous pouvez aussi être motivé par la promotion d’une cause sociale. Vous pourriez par exemple vouloir partager avec d’autres l’expérience que vous avez vécue en vous occupant d’une personne paraplégique ou d’une personne avec la maladie d’Alzheimer. Vous pourriez être un fervent de parachutisme ou d’un autre passe-temps ou sport qui vous intéresse. Bien sûr, vous ne vous attendriez pas d’en vendre une tonne d’exemplaires.

Vous pourriez être un conférencier connu ou un professionnel de la santé qui aimerait bâtir sa notoriété et sa crédibilité auprès du public en vous présentant comme un spécialiste dans votre domaine. Le fait de publier un livre donne toujours un statut d’expert. Votre motivation serait plutôt ici de promouvoir votre carrière en vous servant de votre livre comme d’une carte professionnelle, dispendieuse certes, mais combien efficace. Si je suis le plus grand spécialiste du Québec pour corriger les troubles du bégaiement, mais que personne ne le sache, mon expertise m’apportera certainement du travail, mais si j’écris un livre sur le sujet, que je suis interviewé par les médias et promu, ma clientèle peut doubler ou même tripler et devenir l’autorité en la matière auprès des individus, des associations ou du grand public.  

Il peut arriver que je sois un poète ou un romancier qui accepte d’être lu seulement d’un cercle restreint de personnes. Ma motivation sera alors d’avoir un livre bien présenté pour mon lecteur. Je peux aussi être plus ambitieux et viser de devenir une vedette de la littérature ou du théâtre. En un mot, je dois connaître ma motivation dès le départ pour ensuite ajuster mon plan d’action. Il faut d’abord savoir ce que l’on veut.  Puis il faut s’établir des objectifs.

Se lancer dans l’autoédition sans s’être établi des objectifs précis, c’est comme un voilier qui s’aventurerait su l’océan sans gouvernail. Nous devons distinguer nos objectifs de nos rêves. Pour être efficace, nos objectifs doivent être écrits, fonctionnels, mesurables, spécifiques et limités dans le temps. Tous les spécialistes de démarrage d’entreprises s’entendent pour affirmer qu’il faut un plan d’affaires pour multiplier ses chances de réussite. Il est d’ailleurs démontré par des études sérieuses que le pourcentage des entrepreneurs qui réussissent est plus grand parmi ceux qui ont fait un plan d’affaires. Ce plan oblige à la réflexion et à la précision des objectifs. Bien sûr, l’édition n’échappe pas à cette règle. Nous devons écrire nos objectifs. Les actions que nous décidons de poser se doivent d’être fonctionnelles, c’est-à-dire devoir être accomplies.

 

Prenons l’exemple d’un agent d’assurance qui connaît les statistiques de son domaine et qui dit qu’il faut dix appels téléphoniques à des prospects pour obtenir trois rendez-vous et que sur trois rendez-vous, il résultera une vente. Si l’agent veut faire dix ventes par semaine, il lui faudra obtenir trente rendez-vous et effectuer plus de cent appels. Nous venons ici d’illustrer la troisième exigences des objectifs, celui d’être mesurable. Les objectifs se doivent d’être spécifiques. Par exemple, vous pourriez décider d’envoyer cent communiqués de presse suivis d'appels téléphoniques, de communiquer avec les radios communautaires, d’offrir vos services à tous les cercles littéraires du Québec, de vous bâtir un site Internet, de donner des séminaires, etc. Enfin, vos objectifs se doivent d’être limités dans le temps, c’est-à-dire que vous devez fixer quand vous ferez telle et telle action. 

Lorsque vous aurez clairement identifier vos motivations et que vous aurez préciser vos objectifs, vous serez prêt à passer à l’action.

 

 
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