Pourquoi est-ce si difficile d'être édité de nos jours? PDF Imprimer Envoyer

Le nombre de nouveaux titres publiés chaque année n’a jamais été aussi grand. La durée de vie d’un livre n’a jamais été aussi courte. La concurrence n’a jamais été aussi agressive. Les éditeurs n’ont pas le choix : ils doivent produire des livres qui se vendent.  Ils sont d’abord des entreprises et à ce titre ils doivent répondre à des impératifs de rentabilité. Devant un manuscrit, ils se demandent d’abord : « Peut-on en vendre suffisamment de copies à court terme? ». Il ne considèrera la valeur intrinsèque de l’œuvre qu’après qu’il se soit assuré qu’il rentabilisera son investissement. L’éditeur choisit de moins en moins parmi les manuscrits qu’on lui fait parvenir. Il commande plutôt des titres, c’est-à-dire qu’il approche un auteur ou un écrivain pour lui proposer d’écrire un livre qui correspond avec ses objectifs. La tendance à cette pratique est très répandue. En France, huit ouvrages sur dix sont « commandés » de cette façon aux auteurs. C’est le même phénomène aux États-Unis. Les éditeurs font appel aux valeurs sures : des auteurs ultraconnus, des biographies d’hommes ou de femmes célèbres ou des œuvres dont l’étude de marché préalable a démontré une demande suffisante. 

Ils veulent diminuer leurs risques financiers. Ce tamisage est-il excessif? Les éditeurs répondront probablement non tandis que les auteurs inconnus affirmeront qu’il est rendu presque impossible pour eux de se faire éditer. Aux États-Unis, plus de deux millions de manuscrits sont présentés aux éditeurs chaque année. En Belgique, seuls deux manuscrits sur mille sont finalement publiés. Cela nous donne une idée du nombre de personnes qui désirent être édités versus ceux qui le seront vraiment. Avec un taux aussi bas que deux auteurs sur mille qui réussissent à se faire publier, il n’est pas étonnant qu’il y ait une forte demande de côté du l’édition à compte d’auteur et de l’autoédition.

 



 
Copyright © 2008 Je pense publier
Propulsé par Joomla!
Conception Web : Julie Coutu