L'autoédition se popularise PDF Imprimer Envoyer

Le fait que les auteurs veuillent prendre en main leur destinée n’est pas nouveau. Toutes les époques ont vu des écrivains mettre leurs œuvres à la disposition du public en publiant eux-mêmes leurs livres. De nouveaux talents ont été ainsi découverts et publiés ensuite par les éditeurs traditionnels. Je ne citerai ici que quelques auteurs anglophones pour illustrer mon propos : Mark Twain, Mary Baker Eddy, George Bernard Shaw, Edgar Allan Poe, Rudyard Kipling. Du côté du Canada, nous pouvons mentionner le cas de Jean Paré (www.companyscoming.com) (la dame des livres de recettes) qui a publié plus de 60 titres avec des ventes de plus de 20 M$. Et que dire du succès phénoménal de David Chilton avec son titre The wealthy Barber (www.wealthybarber.com) qui s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires? Nous pourrions également mentionner les cas de Greta et Janet Podleski (www.crazyplates.com) qui ont vendu plus de 1 300 000 livres de recettes. Du côté du Québec, Marie-Claire Blais, Aldred Desrochers et beaucoup d'autres auteurs ont passé par l'autoédition.


Malgré de nombreux succès retentissants et l’amélioration constante de la qualité, l’autoédition a mauvaise réputation. Les éditeurs la méprisent, les distributeurs refusent de s’en occuper, la presse la rejette. De nombreux défauts lui sont reprochés : ces livres sont mal écrits, mal corrigés, mal imprimés et mal distribués. Nous devons reconnaître la part de vrai dans leurs affirmations. Deux phénomènes expliquent le fait qu’il y ait de la mauvaise qualité chez les auteurs autoédités. D’abord, les auteurs n’ont pas les connaissances nécessaires pour se lancer dans l’aventure.  Ensuite, les « éditeurs » à compte d’auteur manquent de professionnalisme.  Ils sont plus souvent motivés par le profit rapide  sur le dos d’auteur que de leur donner un produit de qualité. Il arrive que ces « éditeurs » publient n’importe quoi (pourvu que l’auteur paie), que les textes ne sont pas ou peu corrigés, que la mise en page est très pauvre,  que les pages couvertures ont une apparence négligée et qu’ils n’offrent que peu ou pas de support marketing aux auteurs. Nous pourrions cependant vous citer une multitude d’œuvres autoéditées de bonne qualité et qui ont eu de grands succès. Et ceci est vrai aux États-Unis, en France, au Canada et au Québec. Les auteurs ont maintenant accès à des livres traitant du sujet de l’autoédition, à des formations dans le domaine et à conseillers professionnels sur Internet. Les auteurs choisissant maintenant cette manière d’être publié peuvent dorénavant produire des livres de qualité égale aux éditeurs traditionnels. Ils doivent cependant se discipliner et s’assurer eux-mêmes de la qualité de leur produit. Nous ne prétendons pas que c’est facile mais c’est possible s’ils se soumettent aux règles de l’art.


Traditionnellement, seuls les auteurs refusés par les éditeurs choisissaient de publier à compte d’auteur ou de s’autoéditer. Cela n’est plus vrai. Des auteurs à succès font maintenant l’expérience de l’autoédition. Par exemple, l’auteur américain Stephen King a autoédité son œuvre The Plant sous forme de livre électronique sur Internet et il se propose de renouveler l’expérience. Le même phénomène se produit aussi en France et ailleurs. Des associations écrivent maintenant des livres ou des brochures pour leurs membres ou pour le grand public. Des entreprises publient maintenant des livres qu’ils donnent ou qu’ils vendent à leurs clients. Des professionnels de tous les milieux éditent leurs œuvres. Certains d’entre eux publient ainsi pour se donner une meilleure crédibilité dans leur domaine respectif.  Beaucoup de conférenciers et d’enseignants publient maintenant leurs connaissances. De plus en plus d’individus veulent éditer pour le cercle restreint de leur famille et de leurs amis une autobiographie ou une généalogie ou une histoire de leur familles. En un mot, le monde de l’autoédition s’élargit sans cesse, se diversifie, se popularise, et n’est plus l’apanage des auteurs refusés et frustrés de l’édition traditionnelle.  Bien entendu, ceux qui choisissent délibérément cette voie se doivent de le faire en toute connaissance de cause et être conscients des multiples exigences de l’autoédition. Ce travail implique que vous acceptiez de passer du statut d’auteur à celui d’entrepreneur.

 


 
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